Sommaire
Le guide des balises de détresse
Il est indispensable de prendre la mer avec les dispositifs de sécurité fiables et essentiels. Parmi eux, entre autres, la VHF, le radeau de sauvetage, le dispositif d’éclairage, et, ce qui va nous intéresser aujourd’hui, la balise de détresse.
La balise de détresse, ou plutôt, dirais-je « les » balises de détresse. En effet, nous verrons, dans cet article, qu’il existe plusieurs sortes de balises de détresse (EPIRB, PLB, MOB, avec AIS, GPS) fonctionnant sur des principes différents (fréquences radio ou satellite) et des technologies complémentaires.
Des différences parfois difficiles à identifier et un choix d’autant moins évident. Alors, qu’est-ce qu’une balise de détresse ? Comment choisir sa balise de détresse ? Quel type de balise de détresse est adapté à vos besoins ?
Le guide d'achat des balise de détresse
Il est indispensable de prendre la mer avec les dispositifs de sécurité fiables et essentiels. Parmi eux, entre autres, la VHF, le radeau de sauvetage, le dispositif d’éclairage, et, ce qui va nous intéresser aujourd’hui, la balise de détresse.
La balise de détresse, ou plutôt, dirais-je « les » balises de détresse. En effet, nous verrons, dans cet article, qu’il existe plusieurs sortes de balises de détresse (EPIRB, PLB, MOB, avec AIS, GPS) fonctionnant sur des principes différents (fréquences radio ou satellite) et des technologies complémentaires.
Des différences parfois difficiles à identifier et un choix d’autant moins évident. Alors, qu’est-ce qu’une balise de détresse ? Comment choisir sa balise de détresse ? Quel type de balise de détresse est adapté à vos besoins ?
Qu’est-ce qu’une balise de détresse ?
à quoi sert une balise de détresse ?
La balise de détresse est un dispositif de sécurité permettant de prévenir les autorités maritimes, les services de secours et de sauvetage, ainsi que les usagers de la mer ou les membres d’équipage d’une avarie sur votre navire, d’un chavirage ou d’un homme à la mer. En bref, la balise est le dernier lien vers l’extérieur en cas de naufrage ou d’accident.
Elle peut être fixe et affiliée à un bateau, ou portable et personnelle à chaque membre de l’équipage. Et c’est précisément là un point essentiel : une balise fixe protège le navire, pas les individus. Si un équipier tombe à l’eau ou s’éloigne du bateau, seule une balise personnelle garantit sa localisation. C’est pourquoi il est fortement recommandé de prévoir une balise individuelle par personne à bord, en complément de la balise fixe.
Comme nous le verrons plus loin, les balises de détresse peuvent fonctionner soit par satellite, soit par VHF (via un signal numérique AIS), mais reprennent toutes les mêmes principes : prévenir d’un incident et renseigner sa position afin de faciliter les recherches. Pour être pleinement opérationnelle, toute balise doit impérativement être enregistrée auprès des autorités compétentes, en France au Registre Français des Balises de Détresse (registre406.cnes.fr). Une balise non enregistrée peut considérablement ralentir l’intervention des secours, voire la compromettre.
Comment est organisé le processus d'alerte et de secours ?
Comme vous pouvez le voir sur le schéma ci-dessous, disponible sur le site du Registre Français des Balises de Détresse, le processus d’alerte et de secours suit un cours très précis dès lors que votre balise de détresse est déclenchée. De la transmission du signal satellite jusqu’à la coordination des équipes de sauvetage, chaque étape est minutieusement orchestrée à l’échelle internationale, ce qui explique pourquoi l’enregistrement de votre balise et la fiabilité de vos informations personnelles sont déterminants : ce sont ces données que les centres de coordination utilisent en premier lieu pour organiser les secours et vous identifier.
- La balise de détresse fixe émet un signal de détresse.
- Le réseau satellite reçoit le signal 406 MHz
- Le satellite émet une alerte à une station de réception au sol du programme Cospas-Sarsat.
- L’alerte est ensuite acheminée vers un centre de contrôle de mission ou MCC.
- Ce dernier va échanger avec le centre local de coordination des secours.
Ce processus, une fois enclenché, mobilise des moyens humains et matériels considérables à l’échelle internationale. C’est pourquoi le déclenchement d’une balise est pris très au sérieux par les autorités : une fausse alerte involontaire doit être signalée immédiatement aux centres de secours afin d’interrompre la procédure. Dans le cas contraire, l’intervention des secours peut engager des coûts importants et, selon les circonstances, exposer le responsable à des sanctions administratives ou pénales.
Quels sont les différents types de balises de détresse ?
Balise de détresse EPIRB et PLB
Comme vous avez pu le voir dans les dédales de l’internet, il existe plusieurs types de balises de détresse. Nous distinguerons d’abord les deux principales :
EPIRB, ou radiobalise de localisation des sinistres. Ce sont les balises de détresse fixes obligatoires sur tous les bateaux en navigation hauturière, souvent fixées sur un largueur hydrostatique. Ce type de balise de détresse est affilié à un seul et unique bateau, dont le numéro MMSI est renseigné dans la balise.
Ce numéro d’identification unique est attribué lors de l’enregistrement de la balise et permet aux centres de secours d’identifier immédiatement le navire en difficulté, ses caractéristiques et les coordonnées du propriétaire. Sans cet enregistrement, le signal est reçu mais le traitement de l’alerte est considérablement ralenti. Les balises EPIRB disposent généralement d’un déclenchement automatique au contact de l’eau mais peuvent aussi être déclenchées manuellement, avec une autonomie de ~48 heures. Elles sont flottantes et étanches.
PLB, ou balise de localisation personnelle. Cette fois, la balise n’est pas forcément adossée à un navire et son numéro MMSI, mais contient les données personnelles de celui qui la porte, fixée à son gilet de sauvetage.
C’est précisément ce qui en fait un complément indispensable à la balise EPIRB : là où l’EPIRB signale la détresse du bateau, la PLB localise l’individu, ce qui change tout en cas d’homme à la mer ou d’évacuation du navire.
Plus compacte, son autonomie est d’au moins 24 heures une fois activée. Elle émet, elle aussi, sur les fréquences 406 MHz et 121,5 MHz.
Ces deux formats de balise de détresse ont un mode de fonctionnement très voisin et peuvent être équipés de fonctionnalités diverses comme le GPS ou l’AIS. À noter que la PLB, comme l’EPIRB, doit faire l’objet d’un enregistrement officiel, en France auprès du Registre Français des Balises de Détresse, afin que les données personnelles de son porteur soient accessibles aux secours en cas de déclenchement.
Balise de détresse EPIRB et PLB en promo
Balise MOB (ou AIS)
Un troisième type de balise de détresse est disponible sur le marché de la sécurité en mer : la balise MOB, ou « man overboard », ou encore, en français, « homme à la mer ».
Cette balise de détresse personnelle utilise la technologie AIS pour signaler un homme à la mer. Elle est en général portée sur le gilet de sauvetage. Le système AIS est un signal numérique transitant par la VHF. De nombreuses informations peuvent être fournies au récepteur, telles que la position, le cap, la vitesse. Grâce à la technologie GPS embarquée, ces données sont très précises. Une fois déclenché, le signal pourra être vu par tous les bâtiments alentour équipés d’un récepteur AIS, avec une portée d’environ 5 milles. Au-delà, le signal ne sera tout simplement pas reçu, ce qui constitue la limite principale de cette technologie : la balise MOB est efficace uniquement si des récepteurs AIS sont à portée, que ce soit à bord d’autres navires ou à terre.
L’intérêt de la balise AIS personnelle est la possibilité de la coupler avec son propre système AIS et MOB. Pour faire simple : vous disposez, par exemple, d’une VHF fixe AIS. Alors celle-ci va pouvoir vous alerter du passage par-dessus bord d’un marin ou d’un passager, tout en indiquant l’information au pilote automatique, qui va à son tour se mettre en situation d’effectuer une manoeuvre d’homme à la mer. De la même manière, un coupe-circuit peut répondre au signal de détresse AIS et stopper le moteur afin de ne pas s’éloigner du naufragé. C’est pourquoi la balise MOB est particulièrement adaptée à la navigation côtière ou en flotte, mais ne saurait remplacer une PLB ou une EPIRB pour les navigations au large.
Balise MOB AIS en promo
Différence entre les types de balises de détresse
EPIRB |
PLB |
MOB |
|
|---|---|---|---|
| Signal émis | Satellite 406 / 121,5 MHz |
Satellite 406 / 121,5 MHz |
AIS (& GPS selon modèle) |
| Autonomie | 48 heures |
24 heures |
24 heures |
| Identification | MMSI du navire |
MMSI et/ou Code personnel |
MMSI et/ou Code personnel |
| Portée | Tout le globe |
Tout le globe |
5 milles |
| Déclenchement | Automatique à l'immersion ou manuel |
Manuel ou automatique au gonflement du gilet |
Automatique à l'immersion ou au gonflement du gilet |
| Enregistrement obligatoire | Oui, Registre 406 |
Oui, Registre 406 |
Non |
Comment fonctionne une balise de détresse ?
Déclenchement
- La balise fixe, ou EPIRB, se déclenche automatiquement à l’immersion : dès 3 mètres de profondeur, le signal commence à émettre. Elle peut cependant être activée manuellement. Dans ce dernier cas, si le déclenchement est accidentel, il est impératif de contacter immédiatement les autorités maritimes pour annuler l’alerte et éviter la mobilisation inutile des secours. En France, c’est le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) qu’il faut joindre sans délai.
- La balise personnelle, ou PLB comme l’Ocean Signal PLB3, se déclenche généralement manuellement. Certains modèles proposent cependant un déclenchement automatique au gonflement du gilet de sauvetage, ce qui est particulièrement utile en cas de chute à l’eau inconscient.
- La balise MOB se déclenche automatiquement dès la détection d’un homme à la mer, via un capteur d’immersion ou au gonflement du gilet selon les modèles. La plupart des balises modernes intègrent un délai de quelques secondes avant l’émission effective du signal, permettant d’annuler un déclenchement involontaire.
Émission
Les balises de détresse EPIRB ou PLB émettent sur deux fréquences simultanément : la fréquence 406 MHz et la 121,5 MHz. Toutes deux ont un dessein différent, une portée différente et ne sont pas reçues par les mêmes récepteurs.
La fréquence 406 MHz émet un signal capté par le réseau satellite Cospas-Sarsat. Ce réseau mondial renvoie ensuite le signal de détresse à une station terrestre, qui transmettra ensuite au centre de coordination. Pour qu’une balise non pourvue d’une puce GPS puisse être localisée après réception du signal de détresse par un satellite, il faudra attendre la réception de ce même message par d’autres satellites du réseau afin de procéder à une triangulation. Le GPS est donc un réel gain de temps pour la localisation, et dans le cadre d’une navigation hauturière, d’une traversée océanique ou d’un tour du monde, il devient quasiment indispensable : loin de toute côte, chaque minute compte et la triangulation seule peut prendre un temps précieux avant que les secours ne soient en mesure d’intervenir.
La fréquence 121,5 MHz est, quant à elle, accessible aux bâtiments à proximité ainsi qu’aux aéronefs (avions, hélicoptères). Elle permettra une localisation plus fine, réduisant le périmètre de recherche. C’est cette fréquence qui est utilisée lors des manoeuvres de sauvetage à proprement parler, une fois que les secours sont déjà en route vers vous.
Quelle balise de détresse choisir ?
Vous l’aurez maintenant compris, afin d’accroître votre sécurité en mer, il ne suffit pas d’embarquer le minimum obligatoire, mais il est judicieux de combiner plusieurs dispositifs et surtout de les adapter à votre pratique marine.
Quelle balise de détresse choisir en navigation basique et côtière ?
Dans ces zones de navigation, la balise de détresse n’est pas obligatoire, cependant une avarie peut arriver ou un équipier peut passer par-dessus bord. S’agissant de zones particulièrement fréquentées, vous y croiserez d’autres navires et récepteurs à terre potentiellement à portée.
Dans ce programme de navigation, la balise EPIRB n’est pas obligatoire. Sachant que les secours peuvent intervenir plus rapidement, l’autonomie d’une balise PLB semble suffisante, toutefois le délai de déclenchement d’une opération de sauvetage peut être long.
Dans ce cas de figure, la balise AIS, ou MOB, semble la meilleure option. Les bateaux à proximité équipés d’un récepteur AIS (sur VHF par exemple) peuvent intervenir rapidement. Et puisque la balise MOB est avant tout une balise individuelle, il est conseillé d’en équiper chaque membre de l’équipage : une seule balise à bord ne protège pas celui qui est déjà à l’eau et ne peut plus y accéder. Un équipement par personne, porté sur le gilet de sauvetage, reste la solution la plus efficace quelle que soit la zone de navigation.
Quelle balise de détresse choisir en navigation semi-hauturière et hauturière ?
Pour rappel, entre 6 milles et 60 milles, nous naviguons en semi-hauturier : la balise n’est pas obligatoire. Elle le devient dès lors que nous dépassons les 60 milles et passons en navigation hauturière. Alors, la balise EPIRB est nécessaire. Avec celle-ci, le signal de détresse peut être reçu quelle que soit votre position sur le globe, y compris aux pôles.
Là encore, elle ne doit pas se suffire à elle-même et pourra être complétée par l’utilisation d’une balise personnelle. Dans le cadre d’une traversée océanique ou d’un tour du monde, cette combinaison n’est plus simplement recommandée : elle devient une évidence. Loin de toute côte, parfois à plusieurs jours de navigation de tout port, la moindre défaillance d’un équipement peut être fatale.
Une balise EPIRB avec GPS pour le navire, couplée à une PLB individuelle par membre d’équipage, constitue le niveau de sécurité minimal pour ce type de programme. En solitaire, la PLB portée en permanence sur soi est la seule garantie d’être localisé si vous quittez le bord.
- Vous naviguez en flotte ou en équipage : un système AIS semble particulièrement adapté. Un navire est à moins de 5 milles et peut intervenir avec des informations de géolocalisation GPS précises.
- Vous naviguez en solitaire et vous êtes passé par-dessus bord : des bâtiments capables de recevoir votre signal AIS ne sont pas forcément dans votre zone d’émission, de fait, personne ne recevra votre appel. L’EPIRB, restée à bord du navire, ne vous sera d’aucun secours une fois à l’eau. La balise PLB portée sur soi est alors absolument indispensable : c’est le seul dispositif qui vous localise en tant qu’individu, indépendamment du bateau.
Balise de détresse PLB
Les balises de détresse chez Comptoir Nautique
Comptoir Nautique, spécialiste et numéro un de l’électronique marine en Europe, vous propose un large choix de balises de détresse. Nous allons ici pouvoir illustrer les quelques configurations que nous avons abordées plus haut.
Balise MOB et système d’alarme AIS
Une balise AIS n’est efficace que si des récepteurs sont à proximité. Dans le cas où le bateau n’est pas équipé d’une VHF AIS, il peut être judicieux d’associer une balise et une alarme. Par exemple, la balise personnelle AIS MOB2 au boîtier d’alarme AIS MOB de chez Ocean Signal. Cet ensemble vous permettra de connecter toutes les balises de votre équipage (jusqu’à 10), ce qui en fait une solution particulièrement adaptée aux sorties en famille ou avec un équipage nombreux : chaque membre dispose de sa propre balise individuelle, et le système centralise les alertes à bord.
L’alerte homme à la mer sera déclenchée et affichera un signal visuel et sonore permettant d’alerter les occupants du bateau. Un système parfaitement efficace qui pourra se connecter au réseau NMEA et communiquer avec l’ensemble de votre instrumentation, y compris le pilote automatique pour déclencher automatiquement une manoeuvre de retour vers le naufragé.
Balise de détresse EPIRB1 Pro + GPS
Pour la navigation au large, la balise de détresse EPIRB prend tout son sens. Cependant les seules émissions sur les fréquences 406 et 121,5 MHz peuvent limiter la rapidité d’intervention des secours. C’est pourquoi nous vous proposons la balise de détresse EPIRB1 PRO avec GPS.
L’adjonction du protocole GPS permet de faire transiter par satellite des données de localisation très précises, permettant ainsi d’éviter la triangulation par plusieurs satellites du programme Cospas-Sarsat. Les secours peuvent être déclenchés plus vite. Dans le cadre d’une traversée océanique ou d’un tour du monde, où vous pouvez vous trouver à plusieurs centaines de milles de toute côte, ce gain de temps peut faire une différence considérable.
faq - toutes vos questions sur les balises de detresse
Oui, c’est fortement recommandé. Une balise EPIRB fixe est liée au bateau, pas aux individus. Si un équipier tombe à l’eau, seule une balise personnelle portée sur son gilet de sauvetage permettra de le localiser individuellement. Prévoir une PLB ou une balise MOB par personne à bord est la garantie que chacun peut être secouru indépendamment du navire.
Oui, toute balise émettant sur la fréquence 406 MHz doit obligatoirement être enregistrée. En France, cet enregistrement s’effectue gratuitement auprès du Registre Français des Balises de Détresse sur registre406.cnes.fr. Sans enregistrement, le signal est bien reçu par les satellites, mais les secours ne disposent d’aucune information sur le navire ou son propriétaire, ce qui ralentit considérablement l’intervention.
En cas de déclenchement accidentel, il faut contacter immédiatement le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) ou les autorités maritimes locales pour annuler l’alerte. Une fausse alerte non signalée mobilise des moyens de secours considérables et peut exposer son responsable à des sanctions administratives ou pénales. La plupart des balises modernes disposent d’un délai de quelques secondes avant émission effective, permettant d’annuler un déclenchement involontaire. Voir le processus d’alerte et de secours.
Pour ce type de navigation, la combinaison optimale est une balise EPIRB avec GPS pour le navire, couplée à une PLB individuelle par membre d’équipage. Le GPS est indispensable dans ce contexte : loin de toute côte, la triangulation satellitaire seule peut prendre un temps précieux. Une balise MOB AIS peut compléter le dispositif si vous naviguez en flotte, mais ne saurait remplacer la PLB en navigation solitaire. Voir nos recommandations pour la navigation hauturière.
La durée de vie d’une balise de détresse dépend principalement de sa batterie. La plupart des balises EPIRB et PLB ont une batterie dont la durée de vie est de 5 à 10 ans selon les modèles (sans activation). Au-delà, la batterie doit être remplacée par un professionnel agréé. Le largueur hydrostatique, quant à lui, doit être révisé tous les 2 ans. Il est également recommandé de faire réviser l’ensemble du dispositif régulièrement et de vérifier la date d’expiration indiquée sur la balise.
L’EPIRB est une balise fixe affiliée à un bateau, obligatoire en navigation hauturière, avec 48h d’autonomie une fois activée et un déclenchement automatique à l’immersion. La PLB est une balise personnelle et portable, portée sur le gilet de sauvetage, avec 24h d’autonomie et un déclenchement majoritairement manuel. Toutes deux émettent sur les fréquences 406 MHz et 121,5 MHz et ont une portée mondiale via le réseau satellite Cospas-Sarsat. Voir le tableau comparatif complet.
Oui. Les balises EPIRB et PLB émettent sur la fréquence 406 MHz captée par le réseau satellite mondial Cospas-Sarsat, ce qui garantit une couverture globale, y compris dans les zones les plus reculées comme les pôles ou le milieu de l’océan Pacifique. C’est précisément ce qui les distingue des balises MOB AIS, dont la portée est limitée à environ 5 milles et qui nécessitent des récepteurs à proximité. En savoir plus sur les fréquences d’émission.
Le délai d’intervention dépend de plusieurs facteurs : la zone de navigation, les moyens disponibles et surtout la précision de la localisation. Avec une balise équipée d’un GPS, la position est transmise quasi instantanément et les secours peuvent être alertés en moins de 15 minutes. Sans GPS, la triangulation satellitaire peut prendre de 45 minutes à plusieurs heures. C’est l’une des raisons principales pour lesquelles le GPS est fortement recommandé sur toute balise de détresse.
Oui, la plupart des balises modernes disposent d’un mode test qui permet de vérifier le bon fonctionnement de l’appareil sans émettre de vrai signal de détresse. Ce test doit être effectué uniquement dans la fenêtre de test autorisée, généralement les 5 premières minutes de chaque heure, et selon les instructions du fabricant. Il ne faut jamais tester une balise en dehors de ce protocole au risque de déclencher une fausse alerte. Voir la section sur le déclenchement des balises.
Les deux, idéalement. La balise EPIRB est fixée à bord sur son largueur hydrostatique, généralement en hauteur à l’extérieur du cockpit. Les balises PLB et MOB sont portées individuellement, fixées au gilet de sauvetage de chaque membre d’équipage. En cas de naufrage ou d’homme à la mer, seule la balise portée sur soi garantit une localisation individuelle. Voir nos recommandations selon votre navigation.
CONCLUSION
faire son choix
En dehors de l’obligation légale d’emport d’une balise EPIRB au-delà des 60 milles, il est difficile de tirer une règle générale concernant le choix du type de balise que vous devrez embarquer. Cependant nous savons maintenant que ce choix dépend essentiellement de votre programme de navigation et que la multiplicité des dispositifs est la clé d’une sécurité accrue à bord de votre bateau. Il sera donc prudent de prévoir des balises personnelles pour chacun des membres d’équipage, en plus d’une balise fixe.
Quel que soit votre choix, deux réflexes sont essentiels : enregistrer votre balise auprès des autorités compétentes dès son acquisition, et ne jamais la déclencher par inadvertance sans prévenir immédiatement les secours. Une balise bien choisie, correctement enregistrée et entretenue, est celle qui vous sauvera vraiment le jour où vous en aurez besoin.
Notre équipe d’experts reste joignable afin de répondre à toutes vos questions, qu’elles concernent les balises de détresse ou, tout simplement, les prix, le stock disponible, les délais de livraison. Vous retrouverez, bien sûr, les meilleurs tarifs sur comptoirnautique.com.